Presbytère

Presbytère

Presbytère

Lors d’une délibération, en date du 19 novembre 1876, le Conseil Municipal de Fontcouverte décida de construire, sur les ruines de l'ancien édifice, un nouveau presbytère, afin d'accéder au désir des habitants de la commune " qui demandaient depuis longtemps l'installation, à poste fixe, d'un curé parmi eux ".

Pour le maire Alexandre-Auguste Rodier la construction du presbytère ne pouvait " que procurer un logement convenable au futur curé de Fontcouverte " et il justifiait le bien-fondé de ces travaux, malgré leur coût élevé (12500 francs), par la volonté manifeste de voir se réaliser les plus chers désirs des habitants de sa commune qui " verront s'élever, à leur chef-lieu, une habitation qui en embellira l'aspect et qui est destiné à servir de logement à leur Pasteur ".

 

Le presbytère de Fontcouverte, achevé en 1884, " présente tous les caractères du style néo-médiéval. Il est pourvu de hauts pignons surmontant les façades ouest et est. Certaines baies sont surmontées d'un décor trilobé. L'encadrement des fenêtres est réalisé avec des pierres monolithes. Bandeau formant appui des baies du 1er étage. Corniche moulurée. Une lucarne de comble est située dans le prolongement de la travée centrale (trilobe au dessus). Epis de faîtage en pierre. L'autre partie de la maison est accolée en équerre. Toit à croupe. Mur de clôture en pierre de taille dans l'angle. Portail encadré de deux piliers carrés ".

 

Jacques-Eutrope Vallée, curé de Fontcouverte de 1881 à 1888, fut le premier à résider dans ce presbytère, qui venait tout juste d'être reconstruit. Le dernier locataire fut Camille Martineau, curé de Fontcouverte de 1900 à 1906.

Lors de la construction de la ligne de chemin de fer, et jusqu’au 1er février 1911, le presbytère a accueilli 2 gendarmes et fi alors office de poste de gendarmerie.

 

Durant la 1ère Guerre mondiale, le bâtiment accueillit des réfugiés de l'Est de la France. Pendant une vingtaine d'années, entre 1911 et 1931, le presbytère fut loué, moyennant une somme annuelle variant de 150 à 300 francs, à diverses personnes originaires de Fontcouverte ou des environs. Ce fut le cas du sieur Pauly, conducteur de travaux à l'entreprise Marlaud, celle-là même qui effectua les travaux de construction de la nouvelle ligne de chemin de fer, du receveur-buraliste Molurier, du dénommé Gérard. Le sieur Blais, dont le bail s'achevait fin octobre 1931, fut le tout dernier occupant du presbytère.

 

Puis en 1932, le bâtiment fut transformé en école de filles. Les plans, dressés par Georges Baustert, architecte de la ville de Saintes, prévoyaient la construction d'une classe, d'un préau, de privés, mais également les réparations de la maison d'habitation. Le devis s'élevait à l'époque à 89278,50 francs. Le presbytère servit, par la suite, de logement de fonction aux instituteurs. Mme Quérouil fut la première institutrice à l'avoir occupé de 1933 à 1945. Elle était l'épouse de Guy Quérouil, maire de Fontcouverte de 1938 à 1946. Mme Cruette lui succéda, dans ce logement de fonction, de 1946 à 1948, puis Mme Cochonneau. Entre 1950 et 1967, ce fut au tour de M. et Mme Pierre Vilain de s'y établir ; ils y demeurèrent 17 ans. Puis vint Mme Quéré et en septembre 1969 arrivèrent M. et Mme Fraresso qui occupèrent le presbytère jusqu'en juillet 2000.

 

L'actuelle mairie étant devenue trop exiguë, la Municipalité sollicita, en 1999, trois architectes afin de transformer le presbytère en une nouvelle mairie. Les différents projets furent exposés dans la salle de réunion de l'actuelle mairie jusqu'en mars 2000. La maîtrise d'œuvre fut attribuée au Cabinet Audinet-Architecture.

 

En février 2002, les travaux de réhabilitation en vue de transformer cet édifice en une mairie plus fonctionnelle et plus conviviale pouvaient enfin commencer. Ces travaux dont le montant s'élève à 335895 € sont co-financés par le Ministère de l'Intérieur, l'Etat (Dotation Globale de l'Equipement), le Conseil général et la Commune de Fontcouverte.