Peintres

Gustave COURBET (1819-1877)
C’est dans le cadre enchanteur du château de Rochemont que s’installa le peintre Gustave Courbet lors de son séjour en Saintonge.
Il arriva à Saintes fin mai 1862, accompagné du journaliste et critique d’art Castagnary. Là, les attendait un ami commun, Etienne Baudry, le propriétaire du château de Rochemont.
Du jour de son arrivée à Rochemont, la vie nouvelle qui s’offrit à Courbet fut pleine d’agréments. Dans une lettre, adressée à son amie Léontine Renaude en date du 4 juin 1862, Gustave Courbet écrivait : J’habite seul ce château à dix minutes de la ville chez un ami charmant et sa maîtresse. Je suis en pleine félicité... ".
Gustave Courbet s’amusait beaucoup à Rochemont. Mais il y travaillait également beaucoup. " Je suis ici ", écrit Courbet dans une lettre, adressée à Jules Troubat, " à travailler comme un nègre. Je fais des femmes nues et des paysages dans le plus joli pays qu’on puisse voir... ".
En septembre 1862, Courbet quitta Rochemont pour rejoindre Port-Berteau, près de Fontcouverte.

 

 

Jean-Baptiste Camille COROT (1796-1875)
Quand il sut la présence de Courbet à Fontcouverte, Corot accepta l’invitation que Baudry lui lança car il connaissait déjà la région.
Corot et Courbet s’étaient connus lorsqu’ils peignaient ensemble à Marly. Debout dès l’aube, Corot plantait son chevalet dans le parc dont la beauté le ravissait. " Ces lieux sont mes champs Elysées " se plaisait-il à répéter.
Impatiemment attendu en Limousin, Corot dut reprendre la route. Il partit, regretté de tous, mais promit de revenir bientôt. Il fut, en effet, très apprécié en Saintonge du fait de son amabilité et de sa peinture qui s’accordait si bien à nos paysages.

 


Louis-Augustin AUGUIN (1824-1904)
Au nombre des amis de Baudry figurait également le peintre Louis-Augustin Auguin. D’abord élève de Cogniet, il prit ensuite conseil auprès de Corot. Il peignit d’après nature des sites de l’ouest de la France et des Pyrénées. Etienne Baudry fit aménager à son intention un magnifique atelier à Rochemont " où le maître a fait de longs séjours durant quatre années : 1860-1861-1862-1863  ", comme le signalait lui-même Baudry dans une lettre de 1904 adressée à Mlle Dinguidar, légataire universelle d’Auguin.

 


Hippolyte PRADELLES (1824-1912)
Dans le sillage d’Auguin venait le peintre Hippolyte Pradelles, né à Strasbourg en 1824. Après avoir fait carrière dans l’armée, il se lança dans la peinture de paysages et de sujets militaires et débuta au Salon en 1863. En mai 1865, il ouvrit un atelier de peinture à Saintes, rue Eschassériaux, et plus tard rue des Chanoines. Grâce à des relations, il fit la connaissance d’Auguin, alors que celui-ci séjournait à Rochemont. Les deux artistes n’allaient pas tarder à devenir des amis inséparables. Pradelles avait toutefois une préférence pour l’aquarelle.

 

Georges MIGNET (1864-1935)
 Saintais d’origine, il fut également élève d’Auguin. Paysagiste convaincu, il s’attacha à peindre les matins de brume sur la Charente comme dans sa Vallée de Fontcouverte, près de Saintes, 1887.

 


Louis-Ernest LESSIEUX (1848-1925)
Ce Rochelais a immortalisé par le fusain les rives de la Charente et de ses affluents: Dans la vallée de Fontcouverte, tableau présenté lors de l’exposition de Rochefort en 1882.