Histoire

Nous possédons malheureusement très peu de renseignements sur l’histoire de Fontcouverte. Mais les nombreux vestiges, mis au jour, nous laissent penser que la commune fut fréquentée dès l’époque romaine.

 

Antiquité

L’existence d’une grande route, par laquelle se faisait le commerce de la « santonique » (herba et virga santonica) est confirmée par les fouilles. Cette route reliait Lyon à la Saintonge et à l' Aquitaine à travers les Cévennes. Elle avait environ 20 m de large, fossés y compris et un empierrement de 7 m environ, notamment au nord du village de la Croix-Rouge, situé sur la commune de Fontcouverte.

D’autre part, lorsque les Romains décidèrent d’alimenter en eau la ville de Saintes, c’est à Fontcouverte, à l’origine Fons Copertus, qu’ils firent leur premier captage.

 

Moyen Age

La commune de Fontcouverte est également traversée par la route reliant Saintes à Saint-Jean-d’Angély. Cet axe fut, dès le Moyen-Âge, emprunté par les pèlerins, les « jacquets », en provenance du Nord de l’Europe et de la France, qui se rendaient à Saint-Jacques de Compostelle. C’était la voie principale, transitant par Tours, d’où son nom de Via Turonensis.

En 1999, année " jacquaire ", ces chemins furent balisés par des bornes en pierre de Saintonge sur lesquelles fut taillée la célèbre coquille. Grâce au Conseil Général et au Comité départemental de la randonnée pédestre, Fontcouverte bénéficia de ce balisage : 14 bornes indiquent dorénavant aux futurs pèlerins la direction de Saint-Jacques.

En l’année 1307, le pape Clément V (Bertrand de Got), en voyage dans notre région séjourna 3 jours à Fontcouverte. En 1308, de retour de Poitiers, le Pape fit une nouvelle halte dans la commune. Il devait y avoir sans doute à Fontcouverte un château ou un monastère qui pouvait le recevoir avec sa vaste suite. Selon la tradition populaire, une résidence épiscopale aurait existé au lieu-dit " les Evécots " ou " Avécots " mais rien de permet, pour l’heure, de démontrer cette hypothèse.

 

Bannière

Révolution

La commune de Fontcouverte s’est brillamment illustrée au moment de la Révolution en participant à la fête de la Fédération du Champ-de-Mars à Paris, le 14 juillet 1790. Ses délégués étaient conduits par Benjamin Berton qui portait la bannière de Fontcouverte, brodée de deux devises: " Au soutien de la nation " et " Pour la gloire du Roy ". Cette bannière, aux dimensions de 100 x 100, assez fragile, mais encore très fraîche de couleurs, se trouve  au Musée d’Angers.

C’est à cette époque (janvier 1790) que fut créé et délimité le département de la Charente-Inférieure. Saintes devint alors chef-lieu du département (16 septembre 1790).

 

Sous le Second Empire (1852–1870)

Les membres nouvellement élus d’un conseil municipal devaient prêter serment à l’Empereur.

Lors de la proclamation de la IIIe République, les armées prussiennes marchèrent sur Paris qui fut investi dès le 18 septembre. C’est pourquoi, le Conseil Municipal de Fontcouverte fut convoqué, en séance extraordinaire, le 15 septembre 1870, conformément à l’autorisation spéciale du préfet. Lors de cette séance, le Conseil Municipal procéda à l’élection des officiers, sous-officiers et caporaux de la Garde nationale, en tout 17 hommes, puis s'adressa au préfet en lui demandant des fusils et des sabres pour armer le plus tôt possible la Garde nationale de Fontcouverte.

 

Construction du viaduc

Le XXe siècle

Au début des années 1900 d’importants travaux ont été entrepris à Fontcouverte pour établir la nouvelle ligne de chemin de fer devant relier St Jean d’Angély à Saujon via Saintes.

Ces travaux nécessitèrent l’expropriation pour cause d’utilité publique des propriétés  conformément à la loi du 1er Avril 1901. On dut, en effet, percer un tunnel de 420 m, construire dans le bourg un viaduc de 63 m. Ces travaux, en grande partie effectués à la pioche, nécessitèrent une main d’œuvre importante. Pour s’en convaincre, il suffit d’examiner les chiffres de la population de Fontcouverte : le nombre d’habitants passa, en effet, de 613 en 1901 à 1184 en 1906, pour retomber à 714 habitants en 1911. Ce brutal accroissement de la population locale obligea la Municipalité à faire appel, pendant la durée des travaux, à la gendarmerie pour maintenir l’ordre et faire respecter les propriétés. En effet, deux gendarmes furent affectés à cette tâche, car le garde-champêtre, malade, ne pouvait assurer le service de police. Ce poste de gendarmerie sera supprimé dès le 1er février 1911 par suite de la diminution de la population ouvrière.

L’école communale de Fontcouverte dut faire face également à une arrivée massive d’élèves. Le 27 octobre 1904, l’école comptait 22 filles et 53 garçons, soit 75 élèves. Le 27 octobre 1905, le nombre d’élèves passa à 138, puis à 176 au 15 octobre 1906, pour atteindre 185 au 28 novembre 1908. Puis, le nombre décrut régulièrement les années suivantes.

Pour voir circuler le 1er train et pouvoir l’emprunter, il fallut attendre le 11 juin 1911. Fontcouverte n’était alors qu’un simple d’arrêt sur la ligne St Jean d’Angély – Saujon : quatre trains s’y arrêtaient. Mais il est vite apparu aux usagers que ces 4 arrêts ne correspondaient pas bien aux besoins de la population locale dont les relations avec Saintes avaient surtout pour objet l’écoulement des produits du sol et de la ferme. C’est pour cette raison que la Municipalité demanda à l’Administration des Chemins de Fer l’arrêt, à Fontcouverte, de 2 trains supplémentaires.

Parmi les dates importantes de l’histoire de Fontcouverte, il convient de noter celle du 25 mai 1913 date à laquelle l’électricité fut distribuée dans toute la commune.