Les châteaux

La Charlotterie

 

LA CHARLOTTERIE

Possession actuelle de la famille Berteau, après le décès de la baronne Marie de Buttlar, cette belle demeure, " si hardiment plantée dans un site romantique qu’il en prenait un air de manoir, ne se visite pas.

Du sommet d’une crête rocheuse, il dominait une étroite et creuse vallée, où croissent des peupliers, des ormeaux et des saules ". Telle est la description qu’en faisait Marie de Buttlar dans sa communication à l’Académie de Saintonge sous le titre " Un logis de Saintonge : La Charlotterie ".

Outre le passage légendaire de Fénelon à La Charlotterie le château fut, en 1754, le théâtre d’un incident peu banal.

C’est là, en effet, que mourut, à l’âge de 17 ans le chevalier du Roule, gentilhomme, né en Basse-Normandie. Il fut tué, comme cela figure dans le registre paroissial de l’époque " d’un coup de fusil qu’on lui avait tiré près du fief appelé Bois le Roy, faisant route vers Paris ". Il fut enterré le 6 février 1754 dans l’église de Fontcouverte.

 

Rochemont

ROCHEMONT

La terre de Rochemont se serait appelée autrefois La Millétrie du nom de Millet Falaiseau, son propriétaire de 1493.

" Bâti sur un large côteau, le Château de Rochemont était un lieu de rendez-vous à la fois agréable, d’accès facile, et de discrétion certaine pour les adversaires du régime qu’étaient la plupart des amis du châtelain " comme l’écrit Roger Bonniot, dans son livre " Gustave Courbet en Saintonge, 1862-1863 ".

Le châtelain, Etienne Baudry hérita du château et des importants vignobles, qui y étaient rattachés, en 1847, à la mort de son père ; il était alors âgé de 17 ans.

La propriété s’étendait sur plus de soixante hectares. Le Château se trouvait, et se trouve toujours, dans un immense parc, face au logis de La Charlotterie. Ce parc, jadis magnifiquement boisé, a énormément souffert de la tempête du 27 décembre 1999.

On arrivait au château, comme aujourd’hui, par une avenue bordée de deux rideaux de grands arbres dont les hauts feuillages se rejoignent pour former une voûte de verdure. Devant la façade du bâtiment, un vaste espace s’agrémentait de pelouses et de parterres, limité sur les côtés par deux rangées de constructions secondaires maintenant disparues, accolées en équerre aux deux extrémités du corps principal du logis.

La seule image qui soit restée de cette demeure se trouve sur la tapisserie d’un fauteuil datant du siècle dernier et appartenant aux actuels propriétaires de Rochemont. Plutôt qu’un château, il s’agissait d’un " logis " saintongeais, belle maison de maître d’aspect massif mais d’allure noble et cossue, élevée d’un étage et surmontée de combles importants. Sur la tapisserie ne figurent pas les constructions latérales de gauche.

Au-delà du corps principal, les terres qui descendent vers la Charente, maintenant pelouses ou prairies, étaient plantées de vignes qui ne survécurent pas au phylloxera. Appauvri par cette calamité, et à la suite de malheurs familiaux, Etienne Baudry dut vendre le château et les terres, en 1884, à un riche négociant saintais, Théodore Guillet, dont les descendants possèdent encore le domaine.

Théodore Guillet fit entreprendre, vers 1900, d’importants travaux destinés à doter le château d’assises plus solides ; on en profita également pour remanier l’agencement des pièces et modifier les façades de façon à donner à l’ensemble l’aspect d’un château de la Renaissance.

Le château de Rochemont n’est pas accessible au public.